SABBAT

Afficher l'image d'origine"Les Trois Grâces" - Statuaire du Musée du Louvres

 

 

 

 

 

 

 

Dans les musées le soir, quand les salles sont vides,

Et que la lune aigrie vient percer les carreaux,

Les statues prennent vie et les tableaux s'animent,

Jusqu'à l'aube vivants, c'est le sabbat du Beau...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Antonio Ermolao Paoletti "Le Tre Grazie"

 

 

 

 

Commentaires : 2
  • #2

    Maxence (samedi, 26 mars 2016 08:56)

    Isabelle, ainsi que le déclinent ces quatre alexandrins, la vraie magie des œuvres d'art s'opère peut-être à l'abri du regard des vivants, la vraie question demeure alors en la capacité à croire et à s'émerveiller...Il m'arrive de scruter tableaux et statues lors de mes visites dans les galeries, afin de vérifier qu'ils n'aient pas dévié de leur posture originelle, fût-ce d'une infime toise...Rien ne se passe et pourtant...Je n'ai pas encore réussi à saisir les clins d'yeux et les sourires complices esquissés par ceux-ci lorsque je leur tourne les talons...Un, deux, trois, soleil !

    Poétiquement,

    Maxence.

  • #1

    orfeenix (samedi, 19 mars 2016 09:39)

    Maxence,quel bijou ciselé! Ce quatrain est parfait et je l'apprends par coeur. Je me le réciterai quand
    je retournerai rêver devant ma sculpture préférée "Psyché ranimée par le baiser de l'amour" de Canova, que je suis allée caresser sans honte au Louvre bien souvent.Ce quatrain sculpte la peau en une caresse.

TOI ET MOI...

 

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A Paul Géraldy....

 

Je viens de lire ta lettre, posée sur la commode...

J'avais imaginé les pires choses....

Et tel un Don Juan, dont l'ire je n'ose,

 

Voilà ce que je parcours...

 

"Toi et Moi....

 

Réveillés d'outre tombe d'amours, contrariés,

Toi et Moi, nous nous sommes rencontrés...

Et tout à rebâtir, tout à réinventer,

 

Toi et Moi...

 

Comète et Météore...

 

Nos mains dessinent un Nouveau Monde,

Où il fait bon recréer...Rêver !

Destins entrelacés...

 

 

Toi et Moi...

 

Une Histoire sans fin...

J'espère, je brûle, j'ai froid, je trépigne et me languis...

De l'Enfer au Paradis....

 

Toi et Moi...

 

Tendres baisers sous les réverbères, les manèges, les aurores boréales...

Princesse et son Féal...

Sans toi, pas d'idéal...

 

 

Toi et Moi...

 

Je viens de lire ta lettre, posée sur la commode...

J'avais imaginé les pires choses....

Et tel un Don Juan, dont l'ire je n'ose,

 

Voilà ce que je parcours...

 

Toi et Moi...

 

Toujours, envers et contre tout...

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Commentaires : 2
  • #1

    orfeenix (dimanche, 07 février 2016 13:53)

    Comme ce poème est magnifique, d'un romantisme véritable et lumineux, celui qui fait couler de belles larmes et rappelle les idéaux des récits de chevalerie, les couchants sur des terres inouïes, les amants pétrifiés en statues légendaires, je t'aime d'une telle quintessence qu'elle t'accompagne dans tout ce que vis et dont je reçois quelques éclats d'étoile, tu es comme une bougie qui ne s'éteint jamais, je suis heureuse de savoir que tu existes.

  • #2

    Maxence (dimanche, 07 février 2016 22:12)

    Bonsoir Isabelle,

    Que dire après cela ? Ton talent est si pur ! Je suis désarmé....Depuis 7 ans que nous nous écrivons, je réitère mon amouritié (amour et amitié) envers toi que j'écris en Lettres d'Or...Tu es à mes yeux et dans mon cœur, quelqu'un de très important...Que la Joie, la Bienveillance et la Chance t'accompagnent...Quant à moi, cierge parmi les cierges, je serai toujours à tes côtés...

    Poétiquement,

    Maxence.

UN SIECLE DE POETES...

 

 

 

 

 

 

Je rêve pour demain d'un siècle de poètes,

Aux couleurs d'un été mille fois reconduit,

Différent de celui de nos pairs éconduits,

Un siècle où Poésie rime avec découverte...

 

 

J'imagine déjà le spectacle des rues :

Où triompherait l'art de chanter le bohème,

Où partout fleuriraient les kiosques à poèmes,

Sur les places pavées de rimes incongrues ;

 

 

Et je n'ose penser au charme d'une vie,

Ne laissant voir le jour qu'à plus de poésie,

Dans un monde où souvent on la tient pour muette.

 

 

 

Otez lui son bâillon ! Il reste des combats

A mener corps et âme, ainsi voilà pourquoi...

Je rêve pour demain d'un rêve de poètes...

 

 

 

 

Commentaires : 2
  • #2

    Maxence (vendredi, 29 janvier 2016 22:33)

    Comme toujours tu m'enchantes de ta venue... ! Ah Isabelle !

    Toi et Moi, romance...Sans parole...

    Poétiquement,

    Maxence....

  • #1

    orfeenix (mardi, 19 janvier 2016 11:15)

    Comme toujours tu mets en musique mes plus beaux rêves,oui, que le monde soit poésie,que la beauté prenne toute la place et que l'air résonne de jolis mots comme les tiens!

PAPA SOLEIL...


Papa, Papa Soleil...

Je suis venue ici t'adresser ma prière...

Dis moi pourquoi, Papa, les hommes pleurent ?

 

Papa, Papa Soleil...

Je suis venue à toi que je révère...

Dis moi Pourquoi, Papa, les enfants meurent ?

 

Papa, Papa Soleil...

Je suis venue à toi que j'aime...

Dis moi, j'ai entendu, pourquoi rien n'est éternel ?

 

Papa, Papa Soleil...

Parfois j'ai peur,

Seras-tu toujours là pour moi ?

 

Papa, Papa Soleil...

Je t'aime de tout mon cœur !

 

Papa, Papa Soleil...

Aujourd'hui je n 'ai pas été très sage...


Papa Soleil...





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  • #2

    Maxence (vendredi, 11 décembre 2015 19:42)

    Bonsoir Isabelle,

    D'une position de prière à une posture de réflexion, les questionnements restent les mêmes, à ceci près que je souhaite à chaque enfant, et à tous ceux qui ont la joie de le rester, de bâtir des rêves grands comme l'Univers, plus grands que les précédents, et que de ces chimères auréolées, pures, nobles et intenses, émerge un Nouveau Monde...Le rêve est la Majesté...La clef...

    Merci de ta présence, toujours importante et emplie de cette Majesté...

    Poétiquement,

    Maxence

  • #1

    orfeenix (mercredi, 09 décembre 2015 13:40)

    Elles sont précieuses les questions des enfants, je crois que comme eux nous avons continué de nous les poser sans pouvoir répondre,le seul pouvoir sur le temps étant de les écrire plus joliment, merci pour ces jolies questions.

PROJET DE CIVILISATION

 

 

 

 

A ce stade de notre évolution,

 

Nous manquons aujourd'hui collectivement 

 

D'un Projet de Civilisation...

 

Un projet humaniste, ambitieux et pérenne...

 

Ce projet là, nos ancêtres, s'étaient battus pour en creuser le sillon, dont ils espéraient que les germes semés, donneraient des forêts millénaires...

 

En ces temps troublés, les arbres de ces forêts sont saccagés, tranchés, sciés, comme si de rien n'était, comme si les Arbres Maîtres n'étaient que boisseau de bûcher, comme si rien n'était sacré...

 

Amnésiques tueurs de pureté, condamnés hier, redorés du blason de je ne sais quelle folle probité supposée aujourd'hui...

 

A ce stade de notre évolution,

 

Nous manquons aujourd'hui collectivement 

 

D'un Projet de Civilisation...

 

Un projet humaniste, ambitieux et pérenne...

 

Un projet respectueux de l'autre, un projet de Vie, éloigné des romans annoncés de suicide collectif...

 

Un projet sans frontière, où même les nouvelles, sont couronnées de lumière...

 

...De nouvelles terres à réinventer...

 

Un projet d'espoir, de Joie, où il n'est pas interdit d'être soi-même et de rêver...

 

Un projet humaniste, ambitieux et pérenne...

 

Faisons-nous cet aveu...

 

Si certains démons du passé ressortent aujourd'hui des grimoires oubliés...

 

C'est qu'à ce stade de notre évolution, nous manquons collectivement 

 

D'un Projet de Civilisation...

 

 

 

 

 

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Commentaires : 2
  • #1

    orfeenix (mardi, 01 décembre 2015 10:08)

    Oui c'est la sagesse,ce texte est beau comme un chant des partisans, voilà une révolution qui me plaît!

  • #2

    Maxence (vendredi, 04 décembre 2015 21:19)

    Bonsoir Isabelle,

    Que je suis heureux de pouvoir écrire ici, après un exil imposé, et de partager...
    Que je suis heureux de te lire à nouveau...
    Un chant des partisans, tu m'honores d'une distinction que je ne saurais refuser...
    Un sage message d'espoir et, en effet, un appel à l'entrée en résistance, sous toutes ses formes et par tous les moyens, si l'avenir le nécessitait...

    Merci pour ta présence, qui pour moi est un honneur...

    Je t'embrasse,

    Poétiquement,

    Maxence

    https://www.youtube.com/watch?v=g3D9M5-4tWg

LA REVOLTE...

 

 

C'est un cri éventrant

La paresse des rois.

C'est un poing menaçant

Qui réclame son droit.

C'est un vent de colère

De mal-être et de rage,

Une vaste tempête,

Un furieux orage.

 

C'est un chant fraternel,

Une lutte sanglante,

Qui en ce jour cruel,

Par son irrévérence,

Soulève d'un seul coup,

Le silence des jougs,

C'est une fresque noire

Il faut tenir ou choir…

  

C'est une main tendue,

Libérée de ses fers :

Qui n'a que trop voulu,

Ne plus devoir se taire.

C'est un combat soudain :

Contre une loi indigne,

Contre l'obscurantisme,

Contre un morceau de pain. 

 

C'est un enfant qui meurt

Sous le coup d'une balle,

C'est un pays outré,

Que la misère accable :

Et malgré les bourreaux,

Qui pointent la potence,

La chute du fardeau

Promet la délivrance.  

 

C'est la force de croire,

Qu'il faut toujours se battre.

C'est le recueillement,

Devant l'atrocité.

C'est l'acte du serment,

Epris de liberté,

Du combattant de l'ombre,

Ce citoyen du Monde… 

 

Refus de l'esclavage,

Et de l'intolérance,

C'est las dans le carnage,

Que renaît  l'espérance.

Devant le haïssable,

La terreur et l'opprobre,

La Révolte est le propre

De l'homme raisonnable…

 

 

"Victoire de Samothrace"


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  • #2

    orfeenix (samedi, 10 octobre 2015 00:52)

    Tu me manques tellement...

  • #1

    orfeenix (jeudi, 24 septembre 2015 20:21)

    Quelle merveille, et pourtant l' hexasyllabe est difficile à véhiculer les idées riches, oui une saine révolte , sans violence, portée par la beauté, un vrai siècle des Lumières,baignant dans l' or et non dans le sang, voilà ce que m' évoquent tes vers, toi le combattant armé de plumes angéliques, une sainte colère sans haine, merci de mettre ces jolis mots sur mes écoeurements.

EPSYCHEDELIA

Brueghel Le Jeune - "Le Paradis Terrestre"



A Ulysse, à Simbad, au baron de Münchhausen, au Petit Prince et à Nils Holgersson

à leurs extraordinaires récits…

 

 Là bas,

Le ciel est une mer où volent des drakkars,

Dont les voiles gonflées brillent dans la lumière,

Des étoiles du vent qui ronflent sur la grève…

Sur les nuages blancs, les farfadets vont boire…

 

Les arbres sont pensifs, les fleurs parlent entre elles,

L'horizon du désert voit danser les chamelles ;

Voguent les poissons bleus dans les longs ruisseaux noirs ;

Sur les nuages blancs, les farfadets vont boire.

 

La lune et le soleil brûlent tous deux d'amour,

Et les girafes bleues leur tiennent la chandelle…

les lucilies cramées s'écrasent sur les tours ;

Dans les nuages blancs se cache une hirondelle.

 

Ici tout n'est que fou, la vie n'est jamais triste

Et mon cœur est resté sur Epsychédélia…

…Je ne rentrerai pas…






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  • #2

    Maxence (samedi, 29 août 2015 19:43)

    Bonsoir Isabelle,

    Cela fait bien longtemps que je suis parti mais j'écrirai encore ici...
    Promis...

    Poétiquement,

    Maxence

  • #1

    orfeenix (mercredi, 26 août 2015 09:21)

    Ne rentre pas, mais je t' en prie,continue de nous envoyer des nouvelles en vers de ce neverland , comme des étoiles filantes messagères d' espoir!

Le Pauvre Hère...

"Homme libre toujours tu chériras la mer"

CB






Les yeux couleur de pluie,

Je suis le pauvre hère,

Enfant-roi solitaire

Fils des vents

Pénitent

Sur

La

Terre

Econduit

Condamné

Dans la nuit

A chercher sa lumière

Le temps d'un songe

Fol équipage !

Fuyant les limbes de ce monde

Perdu dans son orage

Je m'élève

Avec hardiesse,

Vers d'autres lieux plus accueillants

Royaume aux feux,

Etincelants…


Commentaires : 2
  • #2

    Maxence (samedi, 29 août 2015 19:47)

    Bonsoir Isabelle,

    Poème calligramme en forme de fiole ou de sablier ou de sceptre...Chacun d'entre nous cherche sa lumière et la pauvreté n'empêche pas la richesse...du voyage...

    Poétiquement,

    Maxence.

  • #1

    orfeenix (mardi, 25 août 2015 20:42)

    Bravo pour ce poème qui se rétracte et reprend son expansion comme une super nova, en peu de mots tu dessines le drame de l' enfant interstellaire , le vieux monde semble si mesquin à côté de toi, l'horizon semble si étroit et le ciel même n' est qu'une nappe qui voile à peine ce que tu ne cesses de contempler: l'âme qui anime la beauté!

Promenade au Père Lachaise...



Poème distingué par le Prix des Arts et Lettres de France à Bordeaux (1995)



Je marche désœuvré sur les pavés noircis,

Des allées balayées par les intempéries,

De ce cimetière…si connu à Paris.

Alors d'allées en allées je scrute les tombes,

D'écrivains, poètes morts, douce pénombre,

D'artistes disparus se reposant à l'ombre.

 

Là-bas j'entends Musset me murmurer des vers,

Tout en buvant le thé avec Apollinaire,

Je distingue Chopin jouant une sonate,

Et là je vois Daudet regagner ses pénates.

Colette me salue au loin qui joue aux cartes,

Avec Montand, Pierre Desproges, Edith Piaf.



Dans son concert, Jim mort y sonne  Allan Kardec 

La Fontaine, fourmies, cigales et squelettes…

 

La tombe de Papus consacre les lieux.

Tandis qu'il réfléchit nous conversons à deux,

De l'occulte science et de tous nos aïeux ;

Et grisé je demeure, et j'aime cette ambiance

Qui règne outre tombeau ; dans le flot d'une transe,

Je marche à nouveau le pas lent et je rentre,

Dans mon vieux caveau, ma prison de souffrance...






Commentaires : 3
  • #3

    orfeenix (lundi, 03 août 2015 09:46)

    Tu vas terriblement me manquer!

  • #2

    Maxence (mardi, 28 juillet 2015 00:36)

    Ah oui, ma chère Isabelle, je reviendrai bientôt, promis...

    Poétiquement,

    Maxence le bienheureux...

  • #1

    orfeenix (jeudi, 16 juillet 2015 18:12)

    Ah non, mon cher Maxence, rien n' est plus beau que tes poèmes, habillés d'images et de musiques choisies avec goût et discernement, comme ce poème qui rassemble le génie démesuré de tous ces immortels qui t' inspirent constamment, avec ta plume d' Ange pour parapher le chef d' oeuvre, moi aussi j' aime méditer sur la tombe de ces amis connus que je n' ai hélas pu cotoyer, c' est pour cela que je suis si heureuse de connaître un vrai poète vivant!

LE POETE...





Le Poète est un ange oublié ici-bas.

Sombre, amer et déçu, dépourvu de ses ailes,

Pour la vie malgré-lui il doit demeurer là,

Et pour toujours dès-lors il maudira le Ciel...




Heureux qui croit en lui déceler son semblable,

Car il n'est pas le Nous, il est l'inénarrable...

Il renaît dans le sein de toute création.

Qui prétend le cerner se repaît d'illusions...








Commentaires : 2
  • #2

    Maxence (mardi, 14 juillet 2015 18:36)

    Bonsoir Isabelle,

    Texte à la séraphique prosodie et aux vers à tiroir : "maudira le Ciel" est à entendre " il mots dira le Ciel" ou "Maux dira le Ciel" et pas dans la posture de l'apostat (ainsi se dessine la quête du "Paradis perdu", la recherche d'un Graal ou du poème philosophal (éternellement figé dans le marbre de l'alexandrin)...hommage (certes personnel) au Poète donc...exilé entre immanence et transcendance...et dont l'art consiste au delà de l'écrit à retranscrire les beautés visibles et invisibles, tisser le lien entre profane et sacré, inviter à la contemplation, à la méditation ou à l'action...

    Mais il ne peut y avoir selon moi de poésie (au sens artistique) sans l'oeil avisé du lecteur et communication de l'émotion entre un écrit et celui ou celle qui le choisit, le reçoit, l'assimile et le réinvente. En cela, pas de sentiment poétique sans cette interaction.

    Merci de ta présence et de tes commentaires toujours subtiles et inspirés, comme tes poèmes, et souvent plus beaux encore que les textes auxquels ils se destinent...


    Poétiquement,

    Maxence

  • #1

    orfeenix (mardi, 14 juillet 2015 07:35)

    En effet, même si tu ne seras jamais "un ange oublié" je ne fais que contempler ton mystère dans la richesse et la variété de tes textes, tantôt grandioses et scintillants, tantôt désenchantés comme cette superbe élégie qui rappelle notre condition d' exilés.Et pourtant, tu l' entrouvres si souvent, le ciel!

Le Phare...






Ô Phare en ta venue que ténèbres pâlissent

Devant ta majesté que tempêtes périssent

Impassible géant victorieux des récifs

 

 PAR TES FEUX

Tu guides naufragés bien loin  des précipices…

Et ramène à bon port navires égarés

 

Tous les marins te vouent un immense respect

Profond et Silencieux

Car lorsque tu parais dans ton incandescence

Tu domptes l'océan terrible et déchaîné

Et sauve qui tu peux du monstre sans pitié :

Ogre de flots, de houle et d'écume et d'abysses,

Fourbe, cruel, trompeur, sirènes et Kraken

Avide d'engloutir vaisseaux et flottes crus ;

Jamais d'âmes repu…






















Commentaires : 2
  • #2

    Maxence (lundi, 13 juillet 2015 18:57)

    Bonsoir Isabelle,

    Une joie grandement partagée...Ta venue est toujours un évènement heureux, fulgurance magique de sève et de vie...J'ai pour les phares, une réelle admiration...Celui qui surplombe les falaises de Douvres date de l'époque romaine...Un séjour estival en terres bretonnes permettra bientôt à mon imaginaire d'en contempler d'autres, entre houle, caps du bout du monde, falaises, mer d'huile, clartés et senteurs marines, coquillages, mouettes et cormorans...

    Poétiquement,

    Maxence.

  • #1

    orfeenix (lundi, 13 juillet 2015 17:56)

    Et comme il est rassurant ce géant bienveillant, ce veilleur cyclopéen! Merci aussi pour le Denis Prigent, pur descendant des polyphonies médiévales, ta douceur est un phare sur les naufrages intérieurs, je suis toujours si heureuse de te lire!

LE FUMEUR...

<b>Adriaen Brouwer</b> : Les fumeursLes fumeurs - Rubens, van Dyck - Metropolitan Museum of Art

 

      Hommage à Jules Laforgue…



Poème “La Cigarette“, Le Sanglot de la Terre (1880)



                “Oui, ce monde est bien plat ; quant à l'autre, sornettes.

Moi, je vais résigné, sans espoir, à mon sort,

Et pour tuer le temps, en attendant la mort,

Je fume au nez des dieux de fines cigarettes.    

Allez, vivants, luttez, pauvres futurs squelettes,

Moi, le méandre bleu qui vers le ciel se tord,

Me plonge en une extase infinie et m'endort

Comme aux parfums mourants de mille cassolettes.

Et j'entre au paradis, fleuri de rêves clairs

Où l'on voit se mêler en valses fantastiques

Des éléphants en rut à des chœurs de moustiques.

Et puis, quand je m'éveille en songeant à mes vers,

Je contemple, le cœur plein d'une douce joie,

Mon cher pouce rôti comme une cuisse d'oie”.

   




                                    Sous le soleil dardant

D'une chaude vesprée 

Dans l'éclat scintillant

                  Des rayons lumineux

                                        Allongé dans un pré 

                                                          Où les chardons sont bleus 

                                                                                                     Je fume   

                                                                                                        Allègrement

                                                                                      Un vieux cigare usé              

                                  La tête de papier et les membres de paille    

Je mate l'horizon qui semble prendre vie                                       

La fumée s'entortille et je perds

                                                  Mes esprits

                                                   Je me sens

                                                                           Aussi frais qu'un vieil épouvantail                               

                                                                                          L'arôme indélicat du tabac consumé,

                                                                                                Soulève droit mon cœur

                                                                                                Si léger désormais

         Dans l'euphorie nocive

                                                                                 Aux mortelles

                                                                                                  bouf-

                                                                                                  Fées

 

                                  Sous le soleil dardant d'une chaude vesprée

                             Je goutte heureux aux joies d'un plaisir défendu








Commentaires : 2
  • #2

    Maxence (vendredi, 03 juillet 2015)

    Bonsoir Isabelle,

    Merci pour ton commentaire,

    Un calligramme en hommage à l'auteur, entre autres, du recueil Le Sanglot de la Terre dont la brève existence et la maladie ont eu raison du talentueux plumitif...

    http://www.laforgue.org/

    Bien sûr toujours en contradiction...derrière le chant des sirènes s'insinue le gouffre des profondeurs...Et face à l'implacable défilement du temps, thème ô combien repris en poésie d'ailleurs, l'étincelle de cynisme, la révolte poétique, la fuite parfois, fut-elle futile, voire inutile...Quant à moi je tente toujours de respirer calmement au rythme de ce monde en me gardant bien de ne surtout pas m'essouffler à le suivre...

    Poétiquement,

    Maxence.

  • #1

    orfeenix (samedi, 20 juin 2015 00:16)

    Evidemment c' est un joli texte mais je vais me montrer maternelle et donc un peu moralisatrice en citant ce très beau texte d' Emile Ajar, La vie devant soi:"Dix ans, c' est lâge où les grands vous apprennent des tas de choses pour être heureux, mais je tiens pas tellement à être heureux, je préfère encore la vie."J'espère que tu gardes le goût de respirer à bout de souffle.

SITIS LIBERBTATIS

 

 

 

 


 

 

 

 

Je sens vibrer en moi la symphonie du Monde,

Je brûle de voler, courir sans m'arrêter,

Porté par la vigueur de l'orage qui gronde,

Je veux trouver la voie de mon éternité,

Chanter jusqu'à plus voix, danser jusqu'au vertige,

Crier enfin ma rage et mon désir de vivre…

Mon cœur bat la chamade, arrache mon poitrail,

Et je sens sourdre alors du fond de mes entrailles,

L'imperturbable élan du souffle de la vie,

Qui nourrit en chacun l'insatiable appétit

D'EXISTER…

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9gase


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires : 3
  • #3

    Maxence (samedi, 13 juin 2015 18:50)

    Quand à l'éternelle jeunesse, tu en as l'élixir...
    Poétiquement,

    Maxence

  • #2

    Maxence (samedi, 13 juin 2015 18:44)

    Bonsoir Isabelle,

    Merci pour ton commentaire,
    Je ne suis pas toujours si gai et tu n'es pas morbide, tout n'est que miroir...
    Nous avons tous une aptitude à la Joie...Le partage en fait partie...
    Tu as un vrai talent pour l'écriture...Et l'intelligence du coeur...

    Poétiquement,

    Maxence

  • #1

    orfeenix (lundi, 08 juin 2015 00:17)

    J' ignore où tu puises cette énergie et cette sève bouillonnante, tu dois être doué pour le bonheur, et au lieu de te l'approprier égoïstement tu le fais rejaillir en ces rimes éclatantes, merci de nous entraîner dans ce tourbillon, de nous éclabousser de ces écumes cristallines,je bois à cette source moi qui suis si morbide et si crépusculaire.

LE GRAND LEVER...

"NEC PLURIBUS IMPAR"



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Nadir

L'œil de l'aube s'élève

Dans l'ivresse de l'air, la poussière des champs

Et danse ruisselant

Dans l'âtre des prairies…

L'orbe divin s'élève !

Rivières de lueurs où claque l'eau de vie

Arbres torches cramés

Vastes bois inondés d'océans de lumière

Une vague de feu déferle son roulis

C'est un raz de clarté engloutissant la terre

Et terrassant la nuit !

Derrière une montagne, un désert, une ville, une mer,

Il point !

Indistinct

Drapé d'un lit de brume

Tranchant comme l'écume

Le ténébreux ballet des ombres du matin

Alors s'ouvre en grand dans le ciel

Par delà les nuages

La sauvage conquête,

Du Soleil, cet Hoplite,

Parti dans son jeune âge en quête du zénith…




Commentaires : 2
  • #2

    Maxence (samedi, 06 juin 2015 22:23)

    Bonsoir Isabelle,

    En un mot : solaire...

    Poétiquement,

    Maxence

  • #1

    orfeenix (lundi, 01 juin 2015 19:06)

    Et quelle danse, celle du soleil oriental, merci pour ce joli mot, le Nadir, que tu m' apprends...Et quelle lumière, une vraie Pentecôte!

LES NUITS DE FEERIE...



 

 

 

 

 


Outre les cieux,

L'orbe laiteux,

S'en est allé ;

Obscurité…

Néant des nuits sans lune,

Dès lors tout est silence et nocturne candeur,

Rien ne semble percer les profondes noirceurs,

Des mondes taciturnes.

L'Esprit des bois sème l'ivraie…

Ensorcelé,

Le ventre de la terre

Frémit comme un chaudron

L'infernal univers

Hante déjà forêts, fontaines et vallons

Le temps d'un sort,

Les dragons fabuleux vont repousser l'aurore

Sous l'œil des farfadets

Derrière les fourrés

Les korrigans ricanent

Ils guettent la venue d'un pauvre vagabond

Pour lui voler son dû, peut-être sa raison

Et peut-être son âme…

Les démons vaporeux,

Habitent les marais,

Où les chants mélodieux,

Attirent les distraits.

Les vibrantes scarilles

Naissent des flaques d'eau

Les feux-follets scintillent

Et l'inquiétant sureau

Abrite une sorcière,

Sombre mystère,

Cercle des fées,

Vouivres, lutins et grandviviers,

O fantasmagories !

O vierges folles !

Génies pris dans des fioles

Beauté cruelle et tourmentée

Au delà des remparts,

Bien des nuits nous séparent,

De vos nuits enchantées…

 







 

 

Commentaires : 2
  • #2

    Maxence (dimanche, 24 mai 2015 19:13)

    Bonsoir Isabelle,

    Pour les poètes, les saltimbanques, les artistes, et les coeurs purs, le monde du milieu agitant ses cohortes magiques et ses merveilleux sortilèges, ronde des fées, la mort aussi terrassée par la vie, peuvent bien danser ! Lumière...
    Alors place à la danse...

    Féériquement,

    Maxence.

  • #1

    orfeenix (dimanche, 24 mai 2015 13:01)

    Wouaouh!C'est d'une stupéfiante beauté, quel sabbat angélique!Et quelle musique, celle de tes vers, parfaite d' harmonies contrastées,et ce Yulunga obsessionnel qui est ma danse intérieure, celle qui a rythmé tous mes chaos intimes...Ne cesse plus jamais d'approvisionner ce pays des merveilles je t' en supplie, ta poésie m'envoûte.


 


LE SECRET...








Mais si faut il mourir alors tente ta chance !

Rien ne doit t'empêcher de construire ta vie.

Apprends à croire en toi, retrouve l'appétit,

IL N'Y A RIEN D'ECRIT C'EST LA SEULE EVIDENCE…

 

Puise en toi l'énergie qui sommeillait naguère,

Médite sagement les leçons du passé,

Remets donc en état ton cœur désaccordé,

ET REPRENDS TON CHEMIN MALGRE LES VENTS CONTRAIRES…

 

Nul ne peut te t'indiquer la véritable issue,

C'est un mal pour un bien que de ne pas savoir,

Il y a des secrets qui n'ont rien d'illusoire,

MAIS SI FAUT-IL MOURIR ALORS N'HESITE PLUS !











Commentaires : 2
  • #2

    Maxence (dimanche, 24 mai 2015 19:17)

    Bonsoir Isabelle,

    Merci pour tes passages, toujours bien inspirés...
    En effet, à l'instar, d'une épitaphe, entrevue au cimetière du Père-Lachaise, qui était restée gravée dans ma mémoire "Mourir ? Plutôt crever !"...

    Viva la Vida,

    Poétiquement,

    Maxence.

  • #1

    orfeenix (jeudi, 21 mai 2015 23:16)

    Merci mon frère, j' avais une furieuse envie de voir mon nom ignoré sur la stèle, ce vent inspiré fouette mon visage et ranime l' ardeur de vivre!

COLERE...





Je Veux Taper mon poing à la face des


Cieux !







Commentaires : 0

LIBERTE...


 



Quand le soleil se couche au loin sur l’océan

Je voudrais m'envoler et décoller de terre,

Explorer les recoins des nations étrangères,

Sur lesquelles s'en vont les altiers goélands…

Je voudrais que le vent

M'arrache             et me transporte

En d'autres lieux qu'ici,

                                                        En d'autres temps qu'alors

                       Je voudrais être libre

                       Et passer d'autres portes,

                       Pour contempler du ciel,

                       Aux nuances vermeilles,

                       Ce monde de tyrans qui peu à peu

                                                                                   S'endort…

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires : 2
  • #2

    Maxence (dimanche, 03 mai 2015 21:40)

    Bonsoir Isabelle,

    Au delà de l'avis que chacun d'entre nous peut avoir sur ce sujet : voilà une question intéressante, le mensonge à grande échelle est-il possible ? Si oui comment et combien de temps pourrait-il tenir ?
    Je me dis que si l'Humanité est capable du pire, elle est par conséquent aussi capable du Meilleur...

    Rappelons que Christophe Colomb, n'en déplaise au grand sot connu pour cette histoire, n'a jamais découvert les Amériques...(Toutefois il a démontré que les océans n'étaient pas infernaux et que la rotondité de la Terre était réelle...).

    Mon canari bicolore du Brésil répondant au doux nom de Pedro, dont je salue les talents de chanteur au passage, aurait bien plus besoin de se dégourdir les ailes à mon sens...

    La Nature est belle et grande, et nous qui la peuplons ferions bien de nous rappeler à sa mesure que chez nous tout n'est peut être que vanité...
    J'ai foi en l'Homme, qui doit rester le centre et la finalité de tout projet de civilisation, sans quoi toute humanité serait un non sens...

    Quant à ma Poésie elle n'est que plus belle dans tes commentaires et dans tes attentions...
    Merci de la lire et de la faire partager...

    Poétiquement,

    Maxence.

  • #1

    orfeenix (dimanche, 03 mai 2015 09:10)

    Par tous les ciels qu' est-ce que c'est beau, Maxence! tu m' exaltes l'âme, tu désaltères ma soif de beauté,quel enthousiasme, tu es déjà tellement libre!N'est-ce pas ce rêve que tu vis tous les soirs,quand tu redeviens oiseau et que tu survoles l' éther d' une aile bienveillante et attristée?

L'Etincelle...

 

 

Victor Hugo (1802-1885)

 

 

La Poésie n'est pas dans les académies,

Les salons, les boudoirs, les cercles de pensée…

La Poésie n'est pas dans les livres jaunis,

Les médailles, les prix et les mondanités…

 

La Poésie n'est pas dans les bibliothèques,

Ni dans aucun musée, ni dans aucun cénacle,

Dans aucune palabre et dans aucun discours…

Sensation, Création, exaltation de l'âme,

Que les mots impuissants ne peuvent qu'altérer…

 

Rareté faite mots,

 

La Poésie est un souffle,

Une étincelle…

…Offerte au monde entier…

 

 

 


Arthur Rimbaud (1854-1891)

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires : 2
  • #2

    Maxence (mardi, 28 avril 2015 21:39)

    Bonsoir Isabelle,

    Merci de rendre hommage à mon Iconoclâme...
    Au bonheur de te lire bientôt,

    Poétiquement,

    Maxence

  • #1

    orfeenix (mardi, 28 avril 2015 20:40)

    Et toujours tu le prouvas, ce n' est pas un exercice de style même si le tien est délié et élégant, ta plume est trempée d' or et de sang, baignée de la voie lactée, c' est un pinceau réaliste de ton âme!

Paix Intérieure...


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Dans mon cœur à jamais, j'aurai cette chapelle,

Toute ouverte aux chemins dirigés vers les Cieux.

Il y brûle le feu de l'amour éternel

On s'y rend en prenant des vaisseaux lumineux.

C'est un lieu humble et doux sans trésor ni richesse

Mais tout ce dénuement n'est que pure finesse 

Puisque par dessus l'or y rayonne la foi…

Peu m'importe dès lors vos dogmes et vos lois

Puisque la PAIX fleurit sous ce modeste toit…








Commentaires : 2
  • #2

    Amencheminement (jeudi, 09 avril 2015 20:12)

    Bonsoir Isabelle,

    Merci d'honorer de ta visite, ce lieu humble et doux, où le souffle est musique d'En Haut et les clartés s'agitent en kaléidoscopes, solaires vitraux vivants de la Paix...

    Poétiquement,

    Maxence

  • #1

    orfeenix (lundi, 06 avril 2015 12:24)

    Et combien j'aime à me recueillir avec dévotion dans cette chapelle profonde et sobre en romane nourrie de légendes celtiques, et simultanément baroque et gothique comme une vraie latine, voilà une architecture qui me plaît et qui m' apporte aussi la paix quand s'entrouvrent ses portes.

L'Envol...






Vous êtes mon Orient,

Mon unique escapade,

Et votre firmament,

…Ma seule envie d'aimer…

Vous êtes l'argument

De nobles incartades,

Vous êtes mon nanan,

…Et ma contrariété….


                              

                                Vous êtes ma chimère                                 

Mon amour utopique,

 Et ce côté tragique,

N'a rien pour me déplaire.

Vous êtes ma folie,

Mon île, ma Cythère,

Mon coin de Paradis

Mon doux lopin d'Enfer

 

Vous êtes ma fierté,

Ma sève, ma vigueur,

Et votre ingénuité,

Mon parfum de candeur.


Vous êtes l'agrément,

De Plaisirs raffinés,

Tout un ravissement

D'attraits dissimulés.

 

Vous êtes ma faiblesse,

Et toutes vos caresses,

Exquise défaillance,

Galvanisent mes sens…

 

Vous êtes ma conquête,

Ma grandiose bataille,

Ma superbe victoire,

Vous êtes mon étoile,

Ma lointaine comète.

 

Vous êtes mon Orient,

Mon unique escapade,

Et votre firmament,

Ma seule envie d'aimer.

Vous êtes l'argument,

De nobles incartades,

Vous êtes mon nanan,

Et ma contrariété.






Vous êtes ma jouvence,

Mon élixir,

MA NUIT ENSOLEILLEE

Ma désobéissance,

Vous êtes mon aimée,

Ma passion et mon éternité…

 

 

 

 

 

Commentaires : 2
  • #2

    Amencheminement (samedi, 28 mars 2015 17:08)

    Bonjour Isabelle,

    Hommage à la Poésie Courtoise en effet que tu commentes avec ta plume comme de coutume avisée...Ecrite à la manière d'un Marot, ou d'un François 1er ou de tant d'autres (dont j'ai lu en la matière les oeuvres il y a peu dans une anthologie, (Diantre, un Roi poète !). Hommage à la nuit ensoleillée campée par Ces ombres en décor habillé de lumière, obscure clarté du Sentiment Amoureux, tout cela méritait bien un éloge à l'Amour éternel magnifié par un Sanctus de Verdi...

    Poétiquement,

    Maxence.

  • #1

    orffenix (samedi, 28 mars 2015)

    En plus de ce texte délicat et maniériste,l illustration Princes et princesses,le souvenir ému en ombres chinoises de mes premiers rêves en couleurs!

Mon Coeur est une Cathédrale...


 

 

 

 

 


Puisse la Joie vous emplir…

 

 

 

 

La symphonie céleste en inonde les pierres

Les Gargouilles meurtries ne font plus la grimace

Le psaume retentit et la douleur s'efface

La Victoire des Cieux annonce la prière

 

Mon Cœur est une Cathédrale

Bâtie sur le bonheur du Monde


L'Harmonie éthérée des cierges flamboyants

Dont la pure clarté  abreuve les offices

Terrasse la nuit noire en laquelle s'immisce

La lumière divine aux rais étincelants

 

Mon Cœur est une Cathédrale

Bâtie sur le bonheur du Monde


Toute  joie  de la Terre emplie l'immense Chœur

Qu'Archanges consacrés protègent puissamment

Immaculés de Grâce  ainsi qu'au firmament

 Leur message divin révèle les hauteurs

 



Mon cœur est une Cathédrale

Bâtie sur le bonheur du Monde



Qu'au delà des autels,

Les Cieux de bonté transparaissent à tous.

Le rêve est mon transept et le rêve vaut tout,

Mon cœur est transpercé par la bonté du Ciel

 


Mon cœur est une Cathédrale

Bâtie sur le bonheur du Monde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires : 2
  • #2

    Amencheminement (samedi, 28 mars 2015 17:17)

    Merci Isabelle,

    Partout la Joie fleurit autour de nous et même de l'infime...Aurions-nous oublier de savoir comment la regarder ?
    Clin d'oeil à la Parole, dont on oublie de rappeler, qu'elle est source d'eau vive et de Joie..Le reste n'est qu'anthropomorphisme...
    Chacun de nos coeurs est une cathédrale, et notre corps, un temple, où sous le soleil de l'âme, s'étendent nos jardins sacrés...

    Poétiquement,

    Maxence.

  • #1

    orfeenix (samedi, 28 mars 2015 13:36)

    Et que notre joie demeure. Je suis fidèle aux lieux sacrés et ce sanctuaire qui me parle en vers m' a depuis toujours charmée!

Le Voyage Fantastique...




Paysage d'Ecosse







Songeur j'ai contemplé depuis d'autres rivages,

Les mouettes planer dans l'ivresse marine,

Et nicher au milieu des falaises sauvages,

Où se mêlent l'azur, la mer et ses abîmes.

Le poitrail haletant j'ai entendu inquiet,

Le vent battre sa coulpe au creux des vieux récifs,

Ces roches d'où s'enfuient les plaintes maladives,

Des âmes en exil de pauvres naufragés.




J'ai foulé courageux ces lieux fantomatiques,

Ces vallées escarpées ourlées de monts lunaires,

D'où émanait alors l'ambiance fantastique,

Des grandes étendues de landes solitaires…

 Hardi j'ai pris d'assaut des forteresses noires,

Accrochées à des pics défiant l'océan,

Sous des nues abreuvées par le soleil couchant

Dans des ports situés à la pointe du monde,

J'ai vu de  grands vaisseaux cingler vers le rivage ;

Des marins occupés au fond des bateaux sombres,

A sortir des filets les richesses du large,

Dont la gangue éventrée dévoilait l'opulence.




J'ai fréquenté aussi de vibrantes tavernes,

Où la clarté perçait comme dans les cavernes,

Par les creux d'une foule opaque et remuante.

J'ai longé des sommets assis comme des sages,

Sur d'immenses tapis de sable et de verdure,

Dont la brume tombée de l'impassible azur,

Cachait indolemment l'abrupt et frais visage.




Quand la bruine bruissait sur les bois odorants,

J'écoutais la chanson des ruisseaux sédentaires,

Qui jaillissaient furieux des flans drus de la terre,

 Ciselés dans l'éclat du plus beau des diamants.

Séduit j'ai côtoyé des antres irréelles,

J'ai laissé sous ces cieux une part de moi-même,

Car j'ai quitté ces eaux, ces vues et ces vallons,

Et depuis mon retour j'ai le cœur vagabond…






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Commentaires : 2
  • #1

    orphenix (vendredi, 13 mars 2015 17:19)

    Cher Maxence,
    Quel bonheur de pouvoir t'écrire poste restante, enfin un pigeon voyageur pour rejoindre le grand albatros vagabond! Merci pour ce beau texte qui ouvre des espaces couverts de pierres celtiques et de landes colorées.J'entends ton rire dans les tavernes et je rêve un peu tes rêves,cette sublime émotion bruine encore un peu sur mon visage...

  • #2

    Amencheminement (samedi, 14 mars 2015 18:41)

    Merci à tire d'ailes pour ton commentaire et ta fidélité...Alors, je t'emmène voler plus haut, là où l'horizon n'a pas de fin...et je t'invite au voyage...

    Là-bas, l'air est parfois si doux, qu'on ferme la paupière...

    Le Poète n'est-il pas semblable au prince des nuées
    Qui hante la tempête et se rit de l'archer ?

    Poétiquement,

    Maxence

De mort en renaissances...






Tout œuvre d'art en soi est une renaissance

Malgré l'empreinte floue que laisse l'influence

Dont on la dit parfois vouloir se réclamer

CAR l'ART EST A SAISIR COMME UNE VOLONTE

Volonté mille fois reprise et dépassée

De forcer l'esthétique, enchanter les métriques

Bousculer l'inertie des règles sclérosées

Et par là repousser la frontière onirique

Jusqu'en d'autres contrées que d'autres franchiront

Sans que personne au fond n'en sache la raison…






Détail de la triade de MYKERINOS















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  • #1

    orfeenix (dimanche, 29 mars 2015 16:37)

    Magistrale définition qui montre dans les règles comment ne pas toujours les respecter, c' est brillant! En effet j' aime l' art licencieux , subversif comme le tien, qui sur une trame classique ose transgresser la médiocrité ambiante, il faut être fou pour être joli en ce moment, et pourtant tout ce que tu écris est joli!

  • #2

    Amencheminement (dimanche, 29 mars 2015 17:33)

    C'est très joliment dit...Il y a en effet un paradoxe entre le contenu du poème et le message qu'il prétend délivrer, l'alexandrin essayant de figer dans le marbre l'alchimie de l'insaisissable...Mais un poème n'est-il pas sublimé par son lecteur.?.Ce que, sublime, tu agréeras sûrement...

    Poétiquement,

    Maxence

Les Agapes du Diable

 

Au Festin des Goules...A mon Frère...

 

 

 

Les damnés affamés font claquer les couverts

Tandis que l'ange noir récite sa prière.

La Bible enluminée fait office de cale,

Les nappes rouges sang tombent en plis macabres,

Les tables sont dressées, on n'attend que Tantale,

Pour que l'orgie commence aux agapes du diable.


Les chapelets usés nourrissent la fournaise, 

Et les hosties souillées feutrent les pieds de chaise. 

Les démons assoiffés boivent dans de faux graals, 

Et croquent les restants d'une carcasse d'âme ! 

Et les goules goulues s'enivrent au goulot, 

Dans ce sombre cénacle où le mal fait le beau… 


Dans l'ivresse, la Mort, reprend le goût de vivre, 

Satan s'en réjouit ! Les églises se vident ! 

Belzébuth enfourche les tas de chair pourrie :

Plus l'homme est malfaisant, plus grand est l'appétit ! 

Religion désertée et dogmes détestables, 

L'homme s'est fait servant des agapes du diable !

 

 


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  • #1

    orfeenix (jeudi, 19 mars 2015 23:27)

    Je ne connais pas ton frère et pourtant je suis ta soeur,énigme simple et sobre, je nie l' ombre et l' enfer mais de profundis clamavi, ta plume est faite pour l' envol plus que pour le blasphème.

BIG BEN PARTY...





Je viens de me jeter

Du haut d'un précipice

Et tombe sans savoir

Où m'emporte mon art

Et m'entraîne la glisse 

Je chute dans la nuit, hagard

Et cherche un point de mire : hasard

Quand soudain la lueur

Etonnante splendeur

Dans ma lutte aérienne un chemin s'ouvre à moi

Je plonge dans un gouffre aux nuances bleues-roi

Espace

La Terre

La vaste mappemonde 

Dans le fracas des cieux

Je perce l'atmosphère

Vase clos de poussière

Je pique vers la mer

D'un coup d'aile venteux

Une île

Un doigt de terre

L'Angleterre

Une

Immense cité

…Alors tout m'apparaît…

London, ville gothique aux clochers biscornus

Figée dans l'éternelle et pénétrante brume

Tu t'étends comme un monstre endormi sous la lune

Et tes toits vus d'en haut te font panse ventrue 

Big Ben sonne minuit !

…Un ange passe sans un bruit…







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Funeste jeu de maux...

Henri Fantin Latour - Un Coin de Table

 

 "La poésie, pour peu qu’on veuille descendre en soi-même, interroger son âme, rappeler ses souvenirs d’enthousiasme, n’a pas d’autre but qu’elle-même ; elle ne peut pas en avoir d’autre, et aucun poème ne sera si grand, si noble, si véritablement digne du nom de poème, que celui qui aura été écrit uniquement pour le plaisir d’écrire un poème. Je ne veux pas dire que la poésie n’ennoblisse pas les mœurs, — qu’on me comprenne bien, — que son résultat final ne soit pas d’élever l’homme au-dessus du niveau des intérêts vulgaires ; ce serait évidemment une absurdité. Je dis que, si le poète a poursuivi un but moral, il a diminué sa force poétique ; et il n’est pas imprudent de parier que son œuvre sera mauvaise. La poésie ne peut pas, sous peine de mort ou de défaillance, s’assimiler à la science ou à la morale ; elle n’a pas la Vérité pour objet, elle n’a qu’elle-même. Les modes de démonstration de vérité sont autres et sont ailleurs. La vérité n’a rien à faire avec les chansons. Tout ce qui fait le charme, la grâce, l’irrésistible d’une chanson, enlèverait à la vérité son autorité et son pouvoir. Froide, calme, impassible, l’humeur démonstrative repousse les diamants et les fleurs de la Muse ; elle est donc absolument l’inverse de l’humeur poétique. L’intellect pur vise à la vérité, le goût nous montre la beauté, et le sens moral nous enseigne le devoir. Il est vrai que le sens du milieu a d’intimes connexions avec les deux extrêmes, et il n’est séparé du sens moral que par une si légère différence, qu’Aristote n’a pas hésité à ranger parmi les vertus quelques-unes de ses délicates opérations. Aussi, ce qui exaspère surtout l’homme de goût dans le spectacle du vice, c’est sa difformité, sa disproportion. Le vice porte atteinte au juste et au vrai, révolte l’intellect et la conscience ; mais, comme outrage à l’harmonie, comme dissonance, il blessera plus particulièrement certains esprits poétiques ; et je ne crois pas qu’il soit scandalisant de considérer toute infraction à la morale, au beau moral, comme une espèce de faute contre le rythme et la prosodie universels. C’est cet admirable, cet immortel instinct du beau qui nous fait considérer la terre et ses spectacles comme un aperçu, comme une correspondance du Ciel. La soif insatiable de tout ce qui est au delà, et que révèle la vie, est la preuve la plus vivante de notre immortalité. C’est à la

fois par la poésie et à travers la poésie, par et à travers la musique, que l’âme entrevoit les splendeurs situées derrière le tombeau ; et, quand un poème exquis amène les larmes au bord des yeux, ces larmes ne sont pas la preuve d’un excès de jouissance, elles sont bien plutôt le témoignage d’une mélancolie irritée, d’une postulation des nerfs, d’une nature exilée dans l’imparfait et qui voudrait s’emparer immédiatement, sur cette terre même, d’un paradis révélé. Ainsi, le principe de la poésie est strictement et simplement l’aspiration humaine vers une beauté supérieure, et la manifestation de ce principe est dans un enthousiasme, une excitation de l’âme, — enthousiasme tout à fait indépendant de la passion qui est l’ivresse du cœur, et de la vérité qui est la pâture de la raison"..  

 

Charles Baudelaire - Notes Nouvelles sur Edgar Allan Poe

 

 

 

D'après mon médecin, je suis bien Mallarmé,

J'ai un Kyste Verlaine et n'ai pas le Rimbaud.

Lui soufflant d'une voix fébrile et Arouet,

“Monsieur, les Maux passant, j'irai mieux très bientôt !”

le Prud'homme apathique, hépatique et pratique

Bossu et Soupault lait me rétorque d'emblée

“Si vous ne prenez pas le mal à la Racine,

Je ne puis rien pour vous, allez donc chez Labé !”

Et ainsi je me rends voir la Belle Cordière,

Mais las sur le chemin il m'arrive le pire

Car je meurs dans les bras d'un ami fort et fier,

Après m'être exclamé, mon Dieu, William ! J'expire !

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

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Eclipse

eclipsesolairesoleil236.jpg



De la lune solaire

Au grand soleil lunaire

Et du soleil lunaire

A la lune solaire

Tout

En eux

Se rejoint

Concorde

Et Aboutit

En leur fugace nuit

Se profile

Un grand Huis

Ouvert sur l'infini

O

Céleste

 

HARMONIE



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Bien Aimée...

 

 

Ferment elle est la rose et l'enfant de mes nuits,
L'ange dont la venue fait honneur au Très Haut;
Elle est toute ma joie, un océan de vie,
En elle la beauté fait naître son flambeau.
 
Elle est mon paradis et mon unique chance,
Voyez comme elle chante et songez que ces yeux,
Ne peuvent être nés qu'en un bien autre lieu,
Car de l'amour elle est, l'humaine quintessence…
 
Elle est mon univers, mon petit bout d'étoile
Qui scintille à jamais par ses multiples charmes.
Auprès d'elle un instant je rejoins l'altitude,
Et trop loin je me meurs de trop de solitude.
 
Qu'importe de périr à la fin de l'été…
Elle est l'allégorie de la magnificence,
A son bras je veux croire à toute éternité
Car de l'amour elle est, l'humaine quintessence…

 

 



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Perspectives...

http://fr.academic.ru/pictures/frwiki/83/Simon_Vouet_-_The_Muses_Urania_and_Calliope.JPG

Simon Vouet - Les Muses Uranie et Caliope (1634)


Poètes, peintres, musiciens,
Cinéastes, écrivains, sculpteurs, danseurs et photographes
Prenez vos instruments
                                 Pour
                                 Jouer sans relâche
                                            Vos hymnes
                                             Somptueux
                                                    A la vie
                        Dédiés.
Parcourez
                   La planète
                                   En donnant
                                                         De votre
                                                                Ame,
Et de votre génie en mon nom Transcendés.
                        Je vous prête en retour les plus puissants pouvoirs :
                        MAGNIFIER, pour montrer l'Absolu
                        CREER, immortaliser l'Instant, là,
                        REVER les paradis perdus


REVER, CHANTER, CREER si fort qu'il en naîtra


Mon immortelle gloire


En                              vous                        éparpillée


La victoire de l'ART


Sur la bestialité….



http://fr.academic.ru/pictures/frwiki/86/Vouet-Anges-instruments_de_la_passion-Besan%C3%A7on.jpg

Simon Vouet - Anges portant les instruments de la Passion (1626)


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Le Passant...

.

 

 

Témoin muet devant l'immensité,
Il se faufile et glisse,
Entre les interstices,
Des cieux entrebâillés…

 

Il

traverse aérien

                                         La courbe de vos yeux,
Disparaît sibyllin,
Dans un soupir venteux…
Un regard, une vie,
S'enfuient à chaque pas.
Ni tout à fait ici, ni tout à fait là-bas ;
Il n'est jamais ailleurs,
Ce n'est qu'une présence                         un souffle migrateur
             Dans le concert des sens…
      Mais sous l'orgue des cieux,         Vous croisez son regard,
      Profond et délicieux,
     Réveillé par hasard,
     De ses rêves lointains…
Silhouette
                   Il se faufile
         Et glisse
Il passe son chemin


                    Baisse la tête


  Écharpe en l'air
Son corps                                 

Ondule


  et s'abandonne                                                       

Dans le mystère
                                                       Des rues brouillonnes…

 

 

 

 

 

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La Prophétie...




 


La haine s'apaise sur l'amour, c'est une loi éternelle

Parole de Bouddha, le dhammapada (paroles de vérité)

 

 


Amour, élan divin, ton pouvoir est si grand
Devant toi
Tout recule et le mal en personne
S'enfuit à ta venue…
Oui Amour tu peux tout !
Car tu es volonté
Immense volonté
Au génie transcendé
Qui rompt les préjugés
Ecrase l'injustice
Et sauve du supplice
L'âme du plus mauvais…
Amour, de la boue tu fais l'or
Tu bonifies l'effort
Et parfois mieux encore,
Tu fais de l'homme un ange…
Amour dans la richesse et dans la pauvreté
Sur toute cette terre Amour, par nos louanges,
Tu  restes et tu demeures,
Notre force et notre éternité…

 

 

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Sagesse...

 

 

Pareils aux religieux, les mauvais philosophes,
Possèdent leurs messies, leurs saints et leurs reliques ;
Leurs temples, leurs hosties, leurs dissertes mystiques,
Leurs acerbes sermons de moines théosophes.
Ils prétendent guérir les maux de la croyance,
Vous appellent à suivre un schéma de pensée,
Mais en vous ne font naître aucune délivrance,
Et n'y font accoucher qu'une véracité
Optique dévoyée
Ils imposent, opposent,
Mais jamais ne proposent,
Autre chose,
Qu'un culte raisonné…
Prêchant leur volapuk d'apôtres défroqués,
Ils vous crachent aux yeux leurs propres déités,
Et occultent au fond l'unique vérité :
A savoir cultiver,
Ses chemins de pensée,
En toute liberté…

 

 

 

 

 

 

 

 

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Je Suis Charlie

Discours...




" Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! "


Appel du 18 juin 1940 - Général de Gaulle


http://www.charles-de-gaulle.org/pages/l-homme/dossiers-thematiques/1940-1944-la-seconde-guerre-mondiale/l-appel-du-18-juin/documents/l-appel-du-18-juin-1940.php







« Notre mode de vie est attaqué. Ceux qui se font notre ennemi s’avancent autour du globe. La survie de nos amis est en danger. Et pourtant on n’a déclaré aucune guerre ; aucune frontière n’a été traversée par des troupes en marche ; aucun missile n’a été tiré. Si la Presse attend une déclaration de guerre avant qu’elle n’impose l’autodiscipline des conditions de combat, alors je peux seulement dire qu’aucune guerre n’a jamais posé une menace plus grande à notre sécurité. Si vous attendez une découverte de danger clair et présent, alors je peux seulement dire que le danger n’a jamais été plus clair et sa présence n’a jamais été plus imminente. Cela exige un changement de perspective, un changement de tactique, un changement de missions, par le gouvernement, par le peuple, par chaque homme d’affaires, chaque leader de travail et par chaque journal. Car nous sommes confrontés, dans le monde entier, à une conspiration monolithique et impitoyable qui compte principalement sur des moyens secrets pour étendre sa sphère d’influence par l’infiltration plutôt que l’invasion, la subversion plutôt que les élections et l’intimidation au lieu du libre arbitre. C’est un système qui a nécessité énormément de ressources humaines et matérielles dans la construction d’une machine étroitement soudée et d’une efficacité remarquable, (...) Leurs ramifications sont occultées et non publiées. (...) C’est pourquoi le législateur athénien décréta comme criminel tout citoyen se désintéressant du débat… Je sollicite votre aide dans l’immense tâche qui est d’informer et d’alerter le peuple (...) avec la certitude qu’avec votre aide l’homme deviendra ce pour quoi il est né libre et indépendant »


John Fitzgerald Kennedy- 27 avril 1961 - hôtel Waldorf - Astoria de New York City.







"Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.

Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme.

Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression.

Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations.

Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.

Considérant que les États Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.

L'Assemblée générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l'homme comme l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des États Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction".


Préambule de la déclaration universelle des Droits de l'Homme (1948).


http://www.un.org/fr/documents/udhr/




"L'Éternel est mon berger: je ne manquerai de rien. [2] Il me fait reposer dans de verts pâturages, Il me dirige près des eaux paisibles. [3] Il restaure mon âme, Il me conduit dans les sentiers de la justice, A cause de son nom. [4] Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi: Ta houlette et ton bâton me rassurent. [5] Tu dresses devant moi une table, En face de mes adversaires; Tu oins d'huile ma tête, Et ma coupe déborde. [6] Oui, le bonheur et la grâce m'accompagneront Tous les jours de ma vie, Et j'habiterai dans la maison de l'Éternel Jusqu'à la fin de mes jours".




La Bible-Ancien Testament - Psaume 23



Entre-deux Jours...







Sous un soleil de feu dardant comme un beau diable,
Face au vaste océan ruisselant de lumière,
A l'ombre des palmiers ondulant sur la grève,
J'écoute silencieux le clapotis des vagues;
 
Sur le sable brûlant s'improvise une danse,
Un crabe se dandine au chant du colibri.
Un couple de lézards s'épanche sans un bruit,
Au rythme le plus lent leur cœur bat la cadence.
 
Je contemple songeur, câline arborescence,
Les nuages croquer des formes en tous sens
Fugaces caliquots ondoyant dans les cieux.
 
A la chaleur se mêle une once de moiteur,
Sous un soleil de feu déployant ses ardeurs
Se colore mon corps, tel celui d'un beau dieu…


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Venez Tendre Isabeau...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Venez Tendre Isabeau goûter à mon ardeur,

Et laissez-vous glisser entre mes bras d’Ephèbe.
Laissez-vous donc griser par la suave sève
Qui étourdit mes sens et pique ma


...vigueur...

Allons tendre Isabeau goûter aux réjouissances,
Que renferment nos corps abrutis de désir.
Enivrons-nous ma mie : qu’un concert de soupirs
Accompagne nos pas vers les évanescences.

Empruntons les chemins d’Extase et de Cythère
Venez tendre Isabeau plaider en la matière
La cause du péché de chair et d’abondance.

Allons tendre Isabeau goûter à ce calice
Mais avant de venir savourer ces délices,
Fermons donc les volets pour plus de bienséance…

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Desiderata...

 

 

 

 

Messieurs ! A vos archers ! Reprenez vos carquois !

IL est temps de pointer vos piques vers le ciel

Précisément, lâchez vos salves de poèmes !

A tous les temps…

Arquebusiers ! Lancez vos vers !

Frappez les cœurs et arrachez

Les sentiments…

Par vos nuées de jets tranchants,

Tracez la voûte des étoiles,

En brandissant,

Toujours plus haut vos oriflammes !

Jetez vos traits de mots insanes

Vos traits d'esprits de mélomanes

Aux mille vents…

Faîtes claquer vos doigts ! Tirez !

Tirez vers l'univers vos flèches intrépides !

Comblez ces têtes vides

En mal de rêveries

Décochez vers la nuit vos flèches inspirées

Et décrochez la lune au prix de l'anathème

Illuminez la vie

Embrasez l'ici-bas de vos feux ahuris

Et brossez les couleurs de ce monde un peu blême…

 

 

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Echec et Mat

 

 

 

 

Le roi fait son entrée paré de mille éclats,

Trompettes en canon, tambours et révérences,

Cothurnes, bas de soie, perruque et poudre blanche,

Ce soir en son château, sa majesté reçoit.

 

Intrigues en dentelle et masques du secret,

Atours, conversations, ornements du langage,

Perruches et vautours au mélodieux ramage,

Ce soir en son château, la cour fait son ballet.

 

Desseins de prétendants à demi-mots voilés,

Pauvres destins scellés par lettres de cachet,

Le faste du pouvoir engendre manigances ;

 

Mais sous le grand soleil dardant ses rais vainqueurs,

Malgré tous les complots qu'ourdissent les seigneurs,

Le roi reste toujours le seul maître de danse…

 

 

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Partance

 

 

 

Le Départ (extrait)

Je n'emporte avec moi sur la mer sans retour

Qu'une rose cueillie à notre long amour.

J'ai tout quitté ; mon pas laisse encore sur la grève

Empreinte au sable insoucieux sa trace brève

Et la mer en montant aura vite effacé

Ce vestige incertain qu'y laissa mon passé.

Partons ! Que l'âpre vent en mes voiles tendues

Souffle et m'entraîne loin de la terre perdue

Là-bas”.

 

Henri de Régnier (1864-1936), Les Médailles d'argile

 

 

 

“Chaque âme en son essence est le fruit d'un voyage Eternel”.

 

 

 

 

 

Sans peur et sans regret, tourner enfin la page,

Claquer sans retenue la porte du passé ;

Et d'un revers de main pointer d'autres rivages,

Naviguer, s'envoler sans plus se retourner…

Ailleurs, chercher là-bas de nouvelles formules,

Renaître constamment au gré de ses envies

Initier le nouveau d'aubes en crépuscules,

Oublier ce qui fut pour vivre d'autres vies.

 

Accoster, conquérir, confronter sa conscience

 

 

Voir d'autres étendues, s'enrichir ou s'absoudre

Et de cités en ports continuer sa route

Ne rester nulle-part, cultiver l'impatience

Incessamment partir sans chercher de réponse,

Respirer puissamment au rythme de ce monde…

 

 

 

Corto Maltese : la cour secrète des Arcanes - 1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Préface

 http://www.youtube.com/watch?v=JlZ4A6Yz1yU

 

 

Amnésique perdu sur île une déserte,

L'Homme lève les yeux pour trouver hors de soi,

La réponse au pourquoi de sa chute ici-bas

Qui l'enchaîne aux tréfonds d'une obscure caverne.

 

Mais c'était sans compter sur l'imagination,

Et son prisme magique où le chaos prend forme,

L'indicible s'incarne et se dévoile aux hommes,

LA RICHESSE ABSOLUE DE LEUR INTROSPECTION

 

Le Poète en son nom ouvre les grands tiroirs,

Que renferme en sa nuit l'insondable cosmos.

La folle du logis est la fée du Logos

Qui passe l'isthme étroit ouvert sur Nulle-Part...

 

...Dont voici les récits...

 

 

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